La
cybercriminalité
Une
menace
grandissante
La cybercriminalité est l’une des formes de criminalité qui connaît actuellement la croissance
la
plus
forte, de plus
en
plus
de
malfaiteurs
exploitant
la
rapidité
et
la
fonctionnalité
des
technologies modernes, ainsi
que
l’anonymat qu’elles
permettent,
pour
commettre les
infractions les plus diverses : piratage des données et des systèmes
informatiques, vol d’identité,
diffusion d’images d’abus
pédosexuels,
escroqueries
aux enchères
sur Internet, etc.
Mondial par nature, Internet permet aux malfaiteurs de se livrer à presque n’importe quelle
activité illicite en
n’importe quel
point
du
globe. Il est
donc
essentiel
que
tous
les
pays fassent évoluer leurs moyens de lutte sur le plan national de façon à ce que les infractions
commises dans le cyberespace ne demeurent pas hors d’atteinte. L’utilisation d’Internet
par des
terroristes, en particulier
pour inciter à la radicalisation et pour recruter, fait peser une
grave
menace sur la sécurité, tant au niveau national
qu’international.
Une
action
coordonnée
INTERPOL
recueille, stocke et analyse
des informations
sur la cybercriminalité, qu’il
diffuse à tous
ses pays membres par l’intermédiaire de I-24/7,
son système mondial
de communication
policière. Les autres aspects
de l’action d’INTERPOL en matière de cybercriminalité ont pour
objet :
 · De faciliter la coopération opérationnelle entre pays membres par la mise à disposition
d’une liste d’officiers de contact joignables 24 heures sur 24 pour les besoins des enquêtes
sur des affaires
de cybercriminalité
;
· De
développer
l’échange
d’informations entre pays
membres concernant
les
modes
opératoires observés dans le domaine de la cybercriminalité, en créant des groupes de
travail
et des ateliers de formation
;
· D’apporter une assistance aux pays membres en cas de cyberattentat ou dans le cadre
d’enquêtes
sur des affaires de cybercriminalité, en mettant à leur disposition des services
en
matière
de recherche
et de bases de données ;
· D’établir
des partenariats stratégiques avec d’autres organisations internationales et avec
des entités du secteur privé.
Expertise
d’ordinateurs portables saisis
aux mains
des FARC
INTERPOL est en mesure de coordonner
des moyens opérationnels dans le cadre d’enquêtes
sur des affaires de cybercriminalité, en collaboration avec ses pays membres. C’est ainsi qu’en
mars 2008, la Colombie
a demandé à INTERPOL de procéder
à
l’expertise indépendante
d’ordinateurs
et
de
matériel
informatique saisis
lors
d’une
opération
antidrogue et
antiterroriste visant un camp des FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia), afin
d’établir
si les pièces en question avaient fait l’objet de manipulations postérieurement à leur saisie. L’équipe
d’experts INTERPOL
a procédé à une analyse technique indépendante et a
publié un rapport, lequel a conclu qu’il n’existait
«
aucun élément attestant la modification,
l’altération, l’ajout
ou la suppression
» de fichiers utilisateur.
FICHE
PRATIQUE
COM/FS/2008-07/FHT-02
Initiatives
à l’échelle
mondiale
Le
réseau
des points
de contact
nationaux. Lors
d’enquêtes
sur
des
affaires de
cybercriminalité, il est
essentiel
que
la
police
puisse
saisir
très
rapidement des
éléments
de preuve numériques alors que la majeure partie en est encore intacte, et qu’elle
puisse coopérer par-delà
les
frontières lorsqu’un
cyberattentat
concerne
plusieurs
juridictions.
INTERPOL a mis en place un réseau d’enquêteurs travaillant dans les services nationaux
de lutte
contre la criminalité informatique. Ces « points de contact nationaux
»
ont pour objet
de faciliter les contacts opérationnels entre pays membres et de faire que ceux-ci aient lieu
dans les meilleurs délais possibles.
Ces
points
de
contact
peuvent être
joints
24
heures sur
24
et
sept
jours
sur
sept
pour
recevoir
ou
fournir des
informations
et/ou
pour
les
demandes
d’assistance. Ils
sont
une
condition indispensable à la mise en place d’un système
d’alerte rapide. Plus de 120 Bureaux
centraux nationaux INTERPOL ont d’ores
et déjà désigné des points
de contact.
Les
Groupes
de travail INTERPOL sur
la criminalité
liée aux
technologies de l’information. Ces groupes
de travail ont été constitués dans le but de faciliter l’élaboration
de stratégies, le développement de technologies et le recueil d’informations sur les modes
opératoires les plus récents
observés dans le domaine
de la cybercriminalité.
Il existe des
groupes de travail régionaux pour l’Asie et le Pacifique Sud, les Amériques, l’Afrique, l’Europe
et
le Moyen-Orient/l’Afrique
du Nord.
Les
principales activités de ces groupes de travail sont les
suivantes :
· Échanger
des
informations
sur
les
nouvelles tendances
apparues dans
leur
région
en
matière
de cybercriminalité
;
· Renforcer la coopération opérationnelle entre les pays membres au moyen de réunions
périodiques ;
· Élaborer tous types de documents à l’intention des services chargés de l’application de
la
loi régionaux ;
· Mettre à disposition un portail Web sécurisé par lequel accéder à des informations et à
des documents ayant
un intérêt
opérationnel.
Le Groupe de travail INTERPOL
sur la criminalité liée aux technologies de l’information
- Europe a récemment élaboré un manuel de référence, le IT Crime Manual, qui présente en
détail
les différents outils d’enquête. Ce manuel est publié dans la partie sécurisée du site Web
d’Interpol,
et peut être obtenu
sur CD-ROM.
La
Conférence internationale
sur la
cybercriminalité
INTERPOL organise tous les deux ans une conférence internationale sur la cybercriminalité
afin de permettre l’échange
de
connaissances
et
de
compétences
en
matière d’enquêtes
sur les affaires de cybercriminalité. La conférence, accueillie
par les services de police des pays membres,
réunit des spécialistes des services chargés
de l’application de la loi et des
entreprises
du
secteur
privé
ainsi
que
des
universitaires, qui y
présentent
et
examinent
ensemble les technologies les plus récentes
pouvant
être mises au service de la lutte contre
la
cybercriminalité.
Coordonnées
Courrier
électronique
:
interpolciv@in.com
Pour
les
questions relatives
à des affaires
criminelles
précises, prière
de contacter la police ou le Bureau
central
national Interpol de votre
pays.
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